Les communes disent NON à l'initiative du chaos
L'Association des communes suisses rejette catégoriquement l'initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! ».
L'acceptation de cette initiative aurait notamment des conséquences graves et lourdes par exemple pour les maisons de retraite et les établissements médico-sociaux communaux, les déchetteries ou les organisations d'aide à domicile.
Des risques concrets et quotidiens pour les citoyens
Du point de vue de l’association, un plafond de population rigide n’est pas une solution viable et ne fait que créer de nouveaux problèmes – pour la Suisse et ses communes. Aujourd’hui déjà, le nombre de travailleurs qui partent à la retraite est supérieur à celui des jeunes qui entrent sur le marché du travail. La Suisse dépend de la libre circulation des personnes avec l’UE et de l’immigration de main-d’œuvre qualifiée. Cela vaut aussi pour les communes. Sans immigration, il manque du personnel soignant et d’accompagnement dans les maisons de retraite et dans les organisations de soins à domicile, mais aussi des collaborateurs des services techniques dans les domaines de l’entretien des routes, de l’entretien des espaces verts, des infrastructures et du service hivernal. Il manque également de main-d’œuvre qualifiée dans l’informatique ou dans les services de sécurité et de secours, ce qui entraîne des risques tangibles au quotidien.
Le remède proposé est totalement inadéquat
Une limitation stricte de l’immigration aggrave inutilement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et met en péril les relations bilatérales avec l’UE, indispensables à la Suisse. Il convient plutôt de lutter contre l’immigration en protégeant le système d’asile contre les abus, en créant davantage de logements et en remédiant aux goulets d’étranglement dans le domaine des infrastructures – et non en imposant une limite démographique rigide qui met en péril notre prospérité, nous isole de l’Europe et ignore l’évolution démographique. Le comité directeur de l’association rejette donc la dangereuse « initiative du chaos » de l’UDC.