L'initiative a des conséquences drastiques

Qualité des soins menacée par le manque de personnel

Nos systÚmes de santé risquent l'asphyxie

L'approvisionnement en médicaments et la recherche sous pression
Sans renforts étrangers, les systÚmes de santé romands s'effondrent

En Suisse, quatre médecins sur 10 sont étrangers
et un quart des médecins ont plus de 60 ans
Mythe ou rĂ©alitĂ© ? â VĂ©rifions les faits
Est-ce que l'immigration augmente les coĂ»ts de la santĂ© et les primes? đž
C'est faux! â
Les immigrés sont en moyenne jeunes, actifs et en bonne santé.
Ils paient des primes et des impÎts, mais génÚrent des coûts de santé inférieurs à la moyenne.
Moins de 1 % des immigrés ont plus de 75 ans, contre environ 9 % dans l'ensemble de la population. Or, c'est précisément cette tranche d'ùge qui génÚre environ 30 % des coûts de santé.
đ Les vĂ©ritables facteurs de hausse des coĂ»ts sont le vieillissement de la population, les progrĂšs mĂ©dicaux ainsi quâun systĂšme qui rĂ©compense la multiplication des traitements. Il nâexiste aucune preuve scientifique dâun lien direct entre la migration et la hausse des primes.
Est-ce que l'arrĂȘt de l'immigration amĂ©liorerait le systĂšme de santĂ©? đ„
C'est faux! â
Das Gegenteil ist richtig.
đ©ââïž Le secteur de la santĂ© suisse dĂ©pend aujourdâhui fortement du personnel qualifiĂ© originaire de lâUnion europĂ©enne. Les hĂŽpitaux, les Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux et les services dâaide et de soins Ă domicile ne peuvent remplir leur mandat de prestations que parce quâils peuvent recruter du personnel qualifiĂ© Ă lâĂ©tranger.
Si cet accĂšs venait Ă disparaĂźtre, ce ne sont pas seulement quelques personnes qui manqueraient, mais des services entiers. Les postes vacants ne pourraient plus ĂȘtre pourvus, des lits devraient ĂȘtre fermĂ©s et les prestations rĂ©duites. Cela entraĂźnerait des dĂ©lais dâattente plus longs, une charge de travail accrue pour le personnel restant et une hausse des coĂ»ts, car le recrutement deviendrait plus complexe et plus onĂ©reux.
Ce nâest pas lâimmigration qui surcharge le systĂšme. Sa disparition dĂ©tĂ©riorerait la prise en charge de chacun de nous.
Est-ce que l'immigration est responsable du manque de personnel de santé?
C'est faux! â
La pĂ©nurie de personnel dans le secteur de la santĂ© est une consĂ©quence directe de l'Ă©volution dĂ©mographique en Suisse â et non de l'immigration.
đŽ La population suisse vieillit rapidement. Chaque annĂ©e, le nombre de personnes partant Ă la retraite dĂ©passe largement celui des jeunes professionnels entrant sur le marchĂ© du travail. ParallĂšlement, le vieillissement contribue Ă faire augmenter les besoins en soins mĂ©dicaux.
Les immigrĂ©s ne sont pas Ă lâorigine de la pĂ©nurie de personnel, ils en attĂ©nuent les effets. Sans eux, les consĂ©quences du vieillissement dĂ©mographique se feraient dĂ©jĂ massivement sentir aujourdâhui : des dĂ©lais dâattente plus longs, moins de traitements et une surcharge de travail pour le personnel restant.
Est-ce que notre systĂšme de santĂ© dĂ©pend vraiment du personnel Ă©tranger?đ©ââïž
C'est vrai! â
Le systĂšme de santĂ© suisse ne fonctionne que grĂące au recrutement de personnel qualifiĂ© provenant de l'espace UE/AELE. Les besoins en personnel ne peuvent ĂȘtre couverts par le seul personnel suisse.
Au total, environ 40 % des mĂ©decins et 30 % du personnel soignant en Suisse sont originaires de lâĂ©tranger. Cette dĂ©pendance est particuliĂšrement forte dans les rĂ©gions frontaliĂšres, oĂč jusqu'Ă la moitiĂ© du personnel de santĂ© est originaire de lâĂ©tranger.
Ces professionnels ne constituent pas un simple complĂ©ment, mais les piliers du systĂšme de soins. Sans eux, les hĂŽpitaux, les Ă©tablissements mĂ©dico-sociaux et les services dâaide et de soins Ă domicile ne pourraient pas remplir leur mandat de prestations.
Si la libre circulation des personnes venait Ă disparaĂźtre, lâaccĂšs Ă ces professionnels serait compromis et les pĂ©nuries de personnel sâaggraveraient. Il en rĂ©sulterait des dĂ©lais dâattente plus longs, une rĂ©duction des prestations et une diminution du nombre de lits dâhĂŽpitaux.
Est-ce que les rĂ©fugiĂ©s surchargent le systĂšme de santĂ©?đž
C'est faux! â
Les demandeurs d'asile ne reprĂ©sentent qu'une trĂšs faible part de la population rĂ©sidante permanente. MĂȘme les annĂ©es oĂč le nombre de demandes est Ă©levĂ©, leur proportion reste nettement infĂ©rieure Ă 2 % de la population totale. Leur proportion est trop faible pour avoir une incidence notable sur le systĂšme de santĂ© ou sur les primes d'assurance-maladie.
Comme tout le monde, les demandeurs dâasile sont soumis Ă lâassurance maladie obligatoire (LAMal). Les primes et les coĂ»ts sont financĂ©s par des mĂ©canismes Ă©tatiques clairement rĂ©glementĂ©s.
La ConfĂ©dĂ©ration et les cantons gĂšrent de maniĂšre ciblĂ©e les soins mĂ©dicaux des demandeurs dâasile par le biais de modĂšles de gatekeeping et de systĂšmes de soins primaires afin dâĂ©viter des coĂ»ts inutiles.
Qualité des soins menacée par le manque de personnel
Il est prouvé que des obstacles politiques au recrutement du personnel de santé qualifié augmentent la mortalité des patients. En Angleterre, de nombreux soignants européens ont quitté le pays aprÚs le Brexit et ont été remplacés par du personnel d'autres pays, moins qualifiés. Des études ont montré que cette perte de personnel bien formé entraßne une augmentation significative du nombre de décÚs, en particulier dans les situations d'urgence. La baisse de la qualité due à un personnel moins qualifié a des conséquences directes et mesurables sur les patients.
Nos systÚmes de santé risquent l'asphyxie
De nombreuses régions suisses, dont la Suisse romande, sont particuliÚrement à risque car leur systÚme de santé dépend fortement du personnel étranger. La suppression de la libre circulation des personnes limiterait considérablement les possibilités de recrutement. Si ces professionnels venaient à manquer, des pénuries aiguës de soins risqueraient de se produire et le systÚme atteindrait ses limites.
L'approvisionnement en médicaments et la recherche sous pression
La résiliation de la libre circulation des personnes mettrait fin à l'ensemble des accords bilatéraux I par le biais de la clause « guillotine » et affaiblirait encore davantage le systÚme de santé. Les dispositifs médicaux et les médicaments deviendraient plus chers et plus rares, car les doubles certifications et la dépendance vis-à -vis des importations entraßneraient des retards. ParallÚlement, la recherche médicale serait isolée et la médecine universitaire en Suisse serait considérablement affaiblie.