L'initiative du chaos menace des piliers du systÚme de sécurité suisse. Elle supprimerait des outils vitaux pour la police, le contrÎle des frontiÚres et la gestion des demandes d'asile.

La police deviendra aveugle

Forte hausse des demandes d'asile

La criminalité organisée se développe
Faits essentiels
đ° Des coĂ»ts supplĂ©mentaires de 500 millions par an pour assurer la sĂ©curitĂ©.
đ Plus de 360'000 demandes d'asile supplĂ©mentaires possibles.
â Environ 38% des demandes d'asile ne peuvent plus donner lieu Ă un renvoi.
La police deviendra aveugle
La Suisse fait partie de lâespace Schengen, ce qui signifie qu'elle est Ă©troitement intĂ©grĂ©e Ă la coopĂ©ration europĂ©enne en matiĂšre de sĂ©curitĂ©. Le SystĂšme dâinformation Schengen (SIS) en est l'outil central : il sâagit du principal systĂšme de recherche et dâinformation des autoritĂ©s de sĂ©curitĂ© en Europe.
GrĂące au SIS, la police et les douanes ont constamment accĂšs Ă des donnĂ©es sur les personnes recherchĂ©es ou disparues, aux interdictions dâentrĂ©e sur le territoire, ainsi quâaux vĂ©hicules ou armes volĂ©s. Pratiquement chaque contrĂŽle de police est automatiquement recoupĂ© avec ces donnĂ©es.
Sans le SIS, la police suisse deviendra aveugle. Si Schengen venait Ă disparaĂźtre, la Suisse perdrait lâaccĂšs Ă ce systĂšme. Aucune alternative nationale ou bilatĂ©rale ne pourrait remplacer le SIS, ni en temps rĂ©el ni dans son ampleur.
Forte hausse des demandes d'asile
La Suisse participe Ă l'accord de Schengen, mais aussi Ă celui de Dublin. Ce dernier dĂ©termine quel est l'Ătat compĂ©tent pour traiter une demande d'asile et empĂȘche les demandes multiples dans diffĂ©rents pays. La base de donnĂ©es Eurodac, qui y est associĂ©e, permet de retrouver des personnes grĂące Ă leurs empreintes digitales.
Accepter l'initiative du chaos mettrait fin de facto Ă la coopĂ©ration dans le cadre de l'accord de Dublin. Un appel d'air massif serait créé, car nâimporte quel requĂ©rant dĂ©boutĂ© dans un pays de lâUE pourrait venir dĂ©poser une nouvelle demande en Suisse. Notre pays se retrouverait submergĂ© par un flux incontrĂŽlable de requĂ©rants, dâautant que les renvois vers le premier pays compĂ©tent ne seraient plus possibles.
Un systĂšme dâasile surchargĂ© pĂšserait sur les cantons et les communes, tant du cĂŽtĂ© administratif que sĂ©curitaire. Les forces supplĂ©mentaires mobilisĂ©es pour s'occuper de l'asile manqueraient ailleurs, notamment pour gĂ©rer la sĂ©curitĂ© publique.
La criminalité organisée se développe
La criminalitĂ© ne s'arrĂȘte pas aux frontiĂšres nationales. Sans coopĂ©ration internationale, la Suisse pourrait ĂȘtre utilisĂ©e comme refuge ou pays de transit.
C'est prĂ©cisĂ©ment dans les domaines du crime organisĂ©, du trafic d'ĂȘtres humains ou de la lutte contre le terrorisme qu'un Ă©change rapide avec les partenaires europĂ©ens est essentiel. L'initiative du chaos affaiblirait cette coopĂ©ration et isolerait la Suisse dans le domaine de la sĂ©curitĂ©, avec tous les risques que cela comporte.
Mythe ou rĂ©alitĂ© ? â VĂ©rifions les faits
La Suisse est plus sĂ»re grĂące Ă la coopĂ©ration internationale. đ
Vrai ou faux ? C'est vrai ! â
Les accords de Schengen et Dublin sont des piliers centraux de l'architecture de sécurité suisse. Ils permettent l'échange international d'informations pour la sécurité en temps réel, ce qui augmente l'efficacité de la police et de la justice pour lutter contre la criminalité.
Le SystĂšme dâinformation Schengen (SIS) fait partie du quotidien de la police. Les autoritĂ©s suisses consultent le SIS entre 300 000 et 350 000 fois par jour.
Rien quâen 2024, le systĂšme a fourni plus de 20 000 rĂ©sultats positifs lors de recherches â concernant des personnes, des interdictions dâentrĂ©e sur le territoire ou des vĂ©hicules et des armes volĂ©s.
𩯠Sans cet accĂšs, la police suisse serait « pratiquement aveugle », selon Fedpol.
Lâinitiative du chaos met inconsidĂ©rĂ©ment en pĂ©ril ces instruments qui ont fait leurs preuves.
đłïž Câest pourquoi, NON Ă lâinitiative Chaos le 14 juin
Schengen = frontiĂšres ouvertes sans contrĂŽle đ§
Vrai ou faux? C'est faux ! â
En Suisse, les contrÎles douaniers, les contrÎles d'identité mobiles dans la zone frontaliÚre et les recherches ciblées continuent d'exister. De plus, les rÚgles frontaliÚres de Schengen autorisent des contrÎles temporaires en cas de menace grave pour l'ordre public.
Ce qui fait la différence:
đ Schengen mise sur des contrĂŽles ciblĂ©s et lâĂ©change international dâinformations, plutĂŽt que sur des barriĂšres fermĂ©es aux douanes. Dans un pays oĂč plus de 1,7 million de personnes et 1,2 million de vĂ©hicules franchissent quotidiennement la frontiĂšre, des contrĂŽles frontaliers gĂ©nĂ©ralisĂ©s seraient coĂ»teux, inefficaces et sans effet sur la politique de sĂ©curitĂ©.
Lâinitiative du chaos affaiblirait ces mĂ©canismes qui fonctionnent. Au lieu de contrĂŽles ciblĂ©s et de coopĂ©ration, on risque davantage de bureaucratie, plus de chaos et moins de sĂ©curitĂ©.
đłïž Câest pourquoi, NON Ă l'initiative du chaos le 14 juin
Le systĂšme de Dublin allĂšge fortement la pression sur le systĂšme d'asile suisse. đ
Vrai ou faux ? C'est vrai! â
Le systĂšme de Dublin dĂ©finit clairement quel Ătat est compĂ©tent pour traiter une demande dâasile. Il permet dâĂ©viter les demandes multiples et allĂšge sensiblement la charge qui pĂšse sur les cantons, les communes et les autoritĂ©s.
đ Environ 38 % des dossiers dâasile en Suisse sont traitĂ©s dans le cadre des procĂ©dures de Dublin et de rĂ©admission. GrĂące Ă cela, la Suisse n'a pas besoin d'examiner intĂ©gralement des dizaines de milliers de demandes. Sans Dublin, toutes ces demandes devraient ĂȘtre traitĂ©es par la Suisse seule.
Plus de 366 000 demandes dâasile ont Ă©tĂ© rejetĂ©es dans lâUE en 2024. Sans Dublin, toutes ces personnes pourraient dĂ©poser une nouvelle demande en Suisse, ce qui entraĂźnerait une charge de travail, des besoins dâhĂ©bergement et des coĂ»ts considĂ©rablement plus Ă©levĂ©s.
Lâinitiative du chaos met en pĂ©ril cette coopĂ©ration qui a fait ses preuves.
đłïž Câest pourquoi, NON Ă l'initiative du chaos le 14 juin
L'initiative aide Ă combattre la criminalitĂ© transfrontaliĂšre. đ
Vrai ou faux? C'est faux ! â
đš Ce serait l'inverse. L'initiative rend notre pays moins sĂ»r.
C'est prĂ©cisĂ©ment dans les domaines du crime organisĂ©, du trafic d'ĂȘtres humais ou de terrorisme qu'un Ă©change rapide avec nos partenaires europĂ©ens est essentiel. L'initiative du chaos affaiblit prĂ©cisĂ©ment cette coopĂ©ration et isole la Suisse dans le domaine de la politique de sĂ©curitĂ©.
Sans rĂ©seau international, la Suisse pourrait ĂȘtre utilisĂ©e comme refuge ou pays de transit par le crime organisĂ©.
Lâinitiative du chaos nâapporte aucune amĂ©lioration en matiĂšre de migration illĂ©gale et de tourisme criminel. Le rĂ©sultat serait paradoxal : des coĂ»ts plus Ă©levĂ©s et une sĂ©curitĂ© moindre.
đłïž Câest pourquoi, NON Ă l'initiative du chaos le 14 juin
Une sortie de l'accord de Schengen coĂ»terait 500 millions par an Ă la Suisse. đž
Vrai ou faux ? C'est vrai! â
Si elle sortait de l'espace Schengen, la Suisse perdrait des outils essentiels tels que le SystÚme d'information Schengen (SIS), utilisé quotidiennement pour les recherches et les contrÎles. Le travail de nos polices serait nettement moins efficace et plus lent.
đ Les solutions nationales de remplacement ne pourraient pas compenser cette perte. La ConfĂ©dĂ©ration table sur des coĂ»ts supplĂ©mentaires pouvant atteindre 500 millions de francs par an pour combler tant bien que mal les failles de sĂ©curitĂ© ouvertes par un abandon de Schengen.
Le résultat serait paradoxal : des coûts plus élevés et une sécurité moindre.
L'initiative du chaos rend notre sécurité plus coûteuse et moins efficace.
đłïž Câest pourquoi, NON Ă l'initiative du chaos le 14 juin